Le long des routes de l'Asie...
Je me dirige pour un temps somme toute assez indéterminée vers la Mongolie en itinérance en essayant de payer le moins possible. Tous les moyens sont mis à disposition: stop, bus, train, bateau, couchsurfing, logement chez l'habitant...

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Histoires d'autostop(peuse)

 Depuis que je suis rentrée ou même depuis que je voyage, s'il y a bien un sujet d'étonnement, voire de fascination, c'est mon mode de voyage...

 

Et je n'ai jamais pensé à écrire un billet dessus. Il faut dire que depuis que je suis rentrée, c'est devenu un sujet que les gens abordent énormément avec moi, car je suis, aux yeux de beaucoup, une experte, notamment du stop au féminin, seule, loin...

 

 Pendant longtemps, je n'ai pas compris cette peur de partir en stop sans expérience, ou sans quelqu'un d'expérimenté. Comme s'il fallait un Bac +4 pour faire du stop, comme si cela nécessitait des compétences particulières.

 

Aujourd'hui, je n'adopte pas le même discours, et même si je continue à considérer le stop comme un mode de voyage accessible à tous, je remarque bien que dans ma pratique, j'ai beaucoup évolué. Ce sont ces réflexions d'autoppeuse que je viens partager. 

 

 

Le discours que je tiens aujourd'hui, son organisation, les mots que j'utilise, je les tiens de beaucoup de témoignages de stoppeurs-euses. Tout particulièrement Anick Marie Bouchard, qui intervient sur de nombreuses communautés sur Internet (dont vous trouverez la majorité des liens dans les rubriques, à gauche de l'écran): Couchsurfing, Hitchwiki, son blog Globestoppeuse et probablement d'autres. Les théories qu'elles formulent, ses pratiques... ne m'ont pas appris grand chose mais les mots/les concepts employés m'ont éclairés. Elle a mis des mots sur des choses que je n'arrivais pas à formuler. Et ça marche:

A la fameuse question "tu n'as pas peur?", les gens ne comprenaient pas forcément le message que j'essayais de passer. En employant les mots de AM Bouchard, tout le monde acquiescaient. Comme si ce que je disais était une évidence :)

La vidéo que je recommande particulièrement restera celle-ci: Women Travelling Alone, (en anglais non sous-titré mais un accent très compréhensible)

 

(c'est en trois parties, à vous de trouver la suite).

 

Je recommande cette vidéo, qui tourne beaucoup autour de la question  "qu'est-ce que les femmes trouvent le plus dur, en voyage", à tout le monde, même s'ils ne sont pas autostoppeurs (d'ailleurs, il s'agit bien d'une vidéo sur les voyageuses seules, cela ne signifie pas uniquement autostoppeuses seules). Je me répète: il n'y a rien de nouveau. Ces concepts, cette analyse, amène juste à se rappeler que le stop est bien sûr un mode de déplacement risqué, mais que tout s'apprend: la gestion de la peur, du risque mais aussi des choses plus pratico-pratiques, des réflexes et des mécanismes. 

 

Je ne fais pas du stop de manière inconsciente. Les autres stoppeurs me prennent même souvent pour une idiote ou une parano. Mais je rencontre majoritairement des hommes, alors ce n'est pas la même chose, je trouve.

 

J'ai rencontré une femme stoppeuse un jour. A Christiania, le quartier autogéré de Copenhague (Danemark). Cette française a fait le tour du monde en stop, de l'Australie à l'Amérique du Sud, de la Chine aux Etats-Unis, en passant par tout ce qu'il y a entre les deux, au-dessus, en dessous. Sacré caractère :) Elle était surprise que je demande à mes partenaires (masculins) de dire que nous étions ensemble si la question était posée (fréquemment) par les conducteurs. Elle estimait que je n'avais qu'à me débrouiller toute seule et assumer ma pratique d'autostoppeuse sans l'aide de personne. Je ne suis pas d'accord avec cette fille, autant s'aider les uns les autres et s'appuyer les uns sur les autres. Si je peux poucer plus sereinement, tant mieux.

 

A cette époque, je ne faisais pas beaucoup de stop seule, et seulement en France. Aujourd'hui, les échanges que nous aurions seraient plus riches. Ce qu'elle racontait, par exemple, et qui m'a marquée est qu'elle ne reste jamais dans une voiture ou un camion plus de 24h. Même en plein milieu de la Russie, alors qu'elle savait qu'elle resterait probablement deux ou trois jours avant qu'un routier passe, elle descendait. C'est sa limite de risque. Elle la connait. Je ne reste personnellement pas plus de 8h dans la cabine d'un routier, parfois moins si je ne le sens pas. Je ne sais pas pourquoi, après cette limite, les personnes se sentent en confiance, et tentent plus de choses, sont moins intimidés et je me retrouve face à des situations que je ne suis plus en mesure de gérer, de contrôler. Alors je descends, avant.

 

Dans certains pays, je ne demande qu'aux particuliers (en Europe Occidentale). Plus de monde, plus rapide et un risque quasi nul: en France, en Allemagne, en Europe du Nord... Pourquoi m'embêter?

Mais dans d'autres pays, je ne demande qu'aux routiers. Les trajets et horaires des routiers sont prédéfinis, non-changeables. Il y a moins de surprise avec les routiers. Les propositions sexuelles sont systématiques (à part les sempiternelles exceptions rares) mais le refus est accepté, et il n'y a pas de gêne.   

Un routier italien m'a dit un jour "che uomo propone, la donna dispone" (ce que l'homme propose, la femme dispose). C'est exactement ainsi que les routiers fonctionnent. C'est souvent nous les plus embarrassées! Bien sûr, parfois, ça va plus loin. Mais c'est à nous de connaître notre limite face à cette insistance et de l'anticiper. C'est pour ça que je descends au bout de 8h, par exemple.

 

C'est en étant sereine que nous sommes plus à même de nous défendre sans tomber dans la parano ou la victimisation. Au début de ma pratique de stoppeuse, je n'osais limite pas donner mon prénom. Aujourd'hui, ça va mieux et heureusement: le stop, c'est avant tout une histoire d'échanges, pas un service intéressé qui va à sens unique. Néanmoins, je ne m'endors jamais dans la cabine d'un routier et j'y passe encore moins la nuit. Et j'ai mis beaucoup de temps avant d'accepter de dormir chez des hommes qui m'invitaient à passer la nuit chez eux: la première fois a eu lieu en Bosnie, et la deuxième, la nuit avant mon arrivée à Venise. C'est à dire en avril dernier. Alors que je fais du stop depuis 4 ans. Seule de manière régulière depuis 2 ans et demi.

 

Je tiens à préciser qu'il ne m'est jamais rien arrivé. Je n'ai pas voulu faire de stop dans la partie asiatique de la Turquie, je trouvais cela dangereux. Et dans la partie européenne, tout s'est bien passé mais il a fallu faire preuve de caractère ^^. C'était la première fois que je me confrontais à ma limite de stoppeuse seule. De ne pas me sentir en sécurité en faisant du pouce seule. Ca m'a fait bizarre!

Autre remarque: évidemment, d'autres stoppeuses vous choisiraient d'autres exemples ou d'autres fonctionnement. Celui dont je parle est le mien.

 

Les conseils de base pour les stoppeuses (pas les miens mais ceux AM Bouchard, elle le fait vachement mieux que moi mais ce sont de bons premiers conseils, après, lancez vous, c'est à vous aussi de bosser ^^)

rencontrer d'autres voyageuses

se préparer mentalement

faire preuve d'assurance

étendre progressivement sa zone de confort (c'est celui que je préfère)

Oser demander de l'aide

 

 

Sinon, du côté pratique, rigolo, rencontre...

Nous avons

Hitchwiki, ma bible personnelle, qui me permet de mettre des heures à sortir de Paris mais je suis sûre d'arriver à un point de stop potable... Même dans les trous les plus paumés, où j'étais persuadée que j'allais pouvoir ENFIN créer une page et donner un conseil à la communauté mondiale des stoppeurs (oui, je m'enflamme, qu'est-ce que c'est cool)... et ben non... les conseils et les astuces étaient déjà donnés. Je fais de la traduction à la place :)

 Le groupe Couchsurfing des autopstoppeurs. Echanges de bons plans mais surtout de pratiques!

Le groupe Couchsurfing pour trouver un compagnon de voyage. Un des groupes les plus actifs de la communauté, soit dit en passant.

Independant Women, un groupe où il faut expliquer aux modérateurs pourquoi tu veux entrer... discussions sans tabous et extrêmement complet... Sur plein de choses... faciles ou moins faciles, de voyage, de contraception, d'enfants... il y a plein de trucs. Mais il n'est pas public. Du coup, il y a pas de lien. Allez voir si vous avez un compte Couchsurfing.

 

Je n'ai pas grand chose à écrire de plus. Bien sûr que j'ai mes stress, mes angoisses, mes limites. Mais je les connais et j'agis en conséquence. A vous de faire de même, il n'y a pas de réponse miracle. Mais c'est en réfléchissant aux pourquoi du comment qu'on garde son sang-froid quand il s'agit de mettre toutes nos réflexions positives et négatives en pratique.

 

Alors, non, pour répondre à la question la plus fréquente, je n'ai pas peur de faire du stop seule.

Que vous ne vous sentiez pas de le faire, c'est normal, mais en fait, qu'est-ce qui vous en empêche si vous avez envie d'apprendre??


Publié à 12:13, le 7/07/2012,
Mots clefs : autostopvoyagefemmeseulefémininharcèlement sexuelpropositions sexuelles
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Merci

... pour ce clin d'oeil que je découvre uniquement maintenant. Si jamais ça te dit d'être une de mes "autostoppeuses fantastiques" en interview, fais-moi signe !

Publié par Anick-Marie à 11:02, 20/02/2014

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URGENT!!! reportage 100% MAG (M6) recherche AUTO-STOPPEURS ET AUTO-STOPPEUSES SUEPR SYMPAS !!

Bonjour,

Journaliste pour l'émission de reportages 100% MAG (M6), je prépare un reportage sur « l’AUTO-STOP ».

J’aimerais donc fortement pouvoir rencontrer des auto-stoppeurs qui ont decidé de partir dans les prochains jours/ ou qui sont déjà sur la route, afin de partager un bout de chemin avec eux !

Aussi j’aimerais interviewer un ou une autostoppeuse qui aurait fait le tour du monde (ou presque) en autostop et qui aimerait nous partager son expérience.

L’objectif du reportage est de mettre en avant à la fois en terme économique, écologique, mais aussi humains l’AUTO-STOP.

Mon cameraman et moi-même nous déplaçons dans toute la France et Europe et Maghreb et nous partagerons un « bout de chemin » avec ces auto-stoppeurs de tous profils.

Dans tous les cas n’hésitez surtout pas à me rappeler afin d’en discuter plus longuement ensemble.

Le reportage étant prévu (à peu près) entre le 15 et le 23 mars, mes délais sont assez courts pour préparer le reportage.

Bien à vous et à très vite j’espère,

Morgane Wald
JOURNALISTE
100% MAG (M6)
Tel :01.82.28.31.16
Mail : morgane@soda-presse.fr

Publié par Une personne anonyme à 15:51, 7/03/2014

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